Voila donc le dernier coup de force de la tristement célèbre fédération de l'Hérault : demander la réintégration de Georges Frêche au Parti Socialiste, dont il avait été exclu en janvier 2007 après avoir - encore - tenu des propos très limite (il avait qualifié les harkis de «sous-hommes»). Jeudi dernier, le conseil fédéral a demandé qu'une procédure de réintégration soit soumise au niveau national. Malgré quelques abstentions, les socialistes héraultais ont, comme toujours, soutenu la demande.

« Techniquement, cette requête n'est pas recevable, explique un membre de la commission des Conflits. Frêche ayant été exclu définitivement, il doit attendre au moins deux ans avant de demander sa réintégration, c'est-à-dire janvier 2009 ». A compter de cette date, il devrait patienter jusqu'au congrès de 2011 pour être amnistié, puisque seul le congrès peut statuer sur les demandes de réintégration. C'est bien trop loin pour le patron de la région Languedoc-Roussillon, qui compte sur l'indulgence de ses camarades de Solférino qu'il espère convaincre d'accepter sa réintégration dès le congrès de Reims, le 15 novembre prochain. Frêche gagnerait ainsi deux ans de purgatoire.