Chat avec Razzy Hammadi
Par Bob, vendredi 31 octobre 2008 à 11:16 :: Congrès :: #497 :: rss

Voici une vingtaine de questions posées à Razzy Hammadi traitant entre autres sujets du rôle du PS, de la question des alliances, de l'opposition à Nicolas Sarkozy, des différences entre les motions, d'une possible synthèse etc...
Si d'autres questions émergent, nous transmettrons bien sûr à l'intéressé et publieront ici ses réponses.
Moussa
On parle souvent de socialistes de gauche, pourquoi ? Pour moi, un socialiste ne peut être que de gauche, suis-je dans l’erreur ? Y a-t-il des socialistes de droite ? Si oui, une explication ? Je pense qu’on sera majoritaire à Reims pour renverser la table…, si par malheur, ce n’est pas le cas, vas-tu faire la synthèse comme au Mans ?
Razzy Hammadi
Bonjour Moussa. Je pense qu’il n’existe que des socialistes, tout court. Quels que soient nos désaccords, l’expression « socialiste de droite » est un oxymore. A-t-on laissé s’instiller l’idée que cela puisse exister? Apparemment, c’est le cas et c’est ici que réside l’erreur. Le vrai problème est que la droite n’a pas peur d’être de droite. Alors qu’au même moment, nous semblons, nous, être dans la situation de socialistes complexés par nos valeurs, nos principes et notre histoire. Pour répondre à ta question sur le congrès, personne ne sera majoritaire seul.
En ce qui nous concerne, nous avons émis des idées claires qui ont fondé la colonne vertébrale de notre texte: la question du libre-échange sauvage et sans entraves, le tarif extérieur commun comme outil de régulation, la protection des droits sociaux et fondamentaux plutôt que la défense effrénée de la concurrence libre et non faussée. La coopération plutôt que la concurrence. Ce que nous disons aujourd’hui, nous étions les seuls à le dire hier. Pour qu’il y ait synthèse, il faudra que, dans le marbre de l’orientation de la majorité de Reims, ces points soient présents.
En un mot : l’orientation, rien que l’orientation. C’est-à-dire la seule qui devrait être en jeu dans ce congrès.
Pascale
Dans le cadre d’une politique étrangère progressiste, quels partenariats te semble-t-il nécessaire de mettre en place avec les pays de provenance de l’immigration ? Par ailleurs, comment articules-tu régulation du libre-échange et politique de développement et de coopération ?
R.H.
Bonsoir Pascale. Là encore, la remise en cause du libre-échange est nécessaire. En termes de développement, le conditionnement des aides à l’ouverture des marchés revient à mettre sur un même ring le quidam face à Tyson. Le co-développement, c’est certes la solidarité, la coopération et une contribution à la hauteur des engagements pris (au-dessus du seuil des 0,7% de PIB) mais je tiens à rappeler une chose, et la motion C est la seule motion à porter cette condition : on peut mettre tous les milliards et la bonne volonté du monde, si on cautionne des gouvernements anti-démocratiques voire tortionnaires, alors aucun développement ne sera possible. C’est pour cela que nous exigeons clairement d’en finir avec la Françafrique. Pour revenir plus précisément à ta question, il faut restreindre le libre échange autant que nécessaire. Nous devons aussi défendre les services publics, les infrastructures, les productions permettant l’auto-suffisance alimentaire, tout cela dans le cadre de coopérations régionalisées.
Il n’y aura pas de promotion de nouveaux droits, de taxes mondiales sur les transactions financières (type taxeTobin) ou de garantie de la primauté des normes sociales et environnementales sur les impératifs commerciaux et financiers, si nous n’exigeons pas de nous-mêmes d’avoir un “Monde d’avance”.
chris21
Que souhaites-tu faire avec ta motion, pour « déprofessionnaliser » la politique ? Beaucoup, au sein du PS, ne connaissent que la vie politique, ils n’ont jamais mis les pieds dans la vraie vie , à commencer par Benoît… Ca serait une bonne expérience pour Benoît de travailler dans une vraie entreprise et après 5 ou 10 ans , refaire de la politique ? ! ?
R.H.
Bonjour Chris21. Tout d’abord, Benoît Hamon a travaillé pendant des années dans le secteur privé, chez Ipsos pour ne pas les citer, et cela n’est pas une vertu en soi, que l’entreprise soit privée ou publique d’ailleurs. J’utilise souvent l’expression « faire exploser l’homogénéité sociologique du PS et de sa direction » : pas assez de femmes, pas assez de jeunes, pas assez de salariés et d’ouvriers. Nous souffrons de ce décalage, tant dans notre image que dans nos propositions et nos modes de militantisme. Cela nous amène à courir derrière l’air du temps alors que nous devrions l’insuffler. Nous voulons un statut de l’élu qui permette un véritable non-cumul des mandats.
JEAN19
Bonsoir. Signataire de la motion C, et afin de rester fidèle à nos engagements ( page 87), le préalable absolu du refus de l’alliance au centre sera-t-il fermement maintenu lors d’éventuelles tractations au congrès ?
R.H
Bonsoir Jean. Oui, indéniablement, et que cette alliance soit locale ou nationale.
JEAN19
Majoritaires seuls , non. Mais doit-on, comme au Mans, faire absolument synthèse ?
R.H.
Nous ne sommes pas candidats à la synthèse. Elle est l’aboutissement d’une réflexion politique. Nous sommes candidats à la direction et l’animation du parti parce que nous pensons que notre orientation peut à la fois répondre aux défis de la victoire et aux aspirations de ceux que nous sommes censés représenter. Tout le reste n’est que tambouille. Depuis la fin des années 90, l’orientation du PS est sensiblement la même. Elle ne nous a pas permis de reprendre le pouvoir. Notre conviction est qu’elle est caduque et inopérante. C’est avec cet esprit que nous rentrerons dans la commission des résolutions du congrès de Reims.
Michel Kokoreff
Que préconisez-vous pour mettre fin aux violences institutionnelles subies par les habitants des quartiers populaires les plus dégradés ? N’est-il pas temps pour le PS de faire entendre un autre discours sur la réalité sociale dans ces “banlieues” ?
R.H.
Bonsoir Michel. Tout d’abord, il faut y être présents. Renouer avec notre vocation d’organisation d’éducation populaire. De la République aux valeurs du socialisme et de la gauche, nos discours doivent être portés, partagés et relayés partout et surtout dans ces endroits qui sont en première ligne face à la politique du gouvernement.
Deuxièmement, nous devons avoir pour boussole une société de l’émancipation. Cela passe notamment par la priorité donnée à l’éducation : augmentation du nombre de jours de présence effective à l’école, une nouvelle politique péri-scolaire, le développement de la scolarité dès deux ans, restaurer les postes supprimés, garantir la mixité scolaire car l’école n’est pas un marché. Et bien évidemment, instaurer un droit à la qualification pour tous les jeunes car c’est leur garantir un droit à l’avenir.
Sur les questions de violences: sortir du prétendu angélisme de la gauche, qui parfois intériorisé par les nôtres, nous a amenés à faire des propositions sécuritaires qui ne correspondaient pas à nos aspirations. Police de proximité, prévention, sanctions et peines alternatives à l’emprisonnement puis réinsertion doivent être les piliers d’une politique de sécurité de gauche. Quant aux violences que tu appelles “institutionnelles”, chacune d’entre elles constitue une défiance à la République. Comment faire confiance à la République lorsqu’on craint la police qui patrouille en bas de son immeuble ? Comment faire confiance à la République lorsque ton camarade de classe et sa famille sont arrêtés à la sortie de l’école et expulsés du jour au lendemain. C’est à nous de reconstruire le lien social et républicain. Et c’est une belle mission que nous nous assignons. C’est là notre devoir historique.
Walter Weideli
Bonjour, camarade. Depuis des jours, j’hésite sans cesse, comme de nombreux adhérents d’ailleurs, entre ta motion et celle de l’équipe Royal. Laquelle signer quand une lecture très attentive de vos motions me démontre que vous visez tous deux un changement radical du parti et de la politique et que vous vous accordez sur les moyens d’y parvenir. Si vous faisiez logiquement front commun, vos chances de secouer la routine et l’apathie de Solférino seraient doublées. Je crains que cette campagne n’aboutisse qu’à un émiettement des votes et que, finalement, rien ne change.
R.H.
Bonsoir Walter. J’aurais souhaité entendre pendant la dernière campagne présidentielle, les mêmes aspirations au dépassement du modèle capitaliste néolibéral. Je me réjouis de voir que nos idées progressent là où elles étaient moquées hier. Concernant Ségolène Royal plus précisément et contrairement à ce que d’autres motions peuvent exprimer lors des assemblées générales, je ne pense pas que ce soit à cause d’elle que nous ayons perdu. C’est à cause de notre orientation. Et donc, sur le fond, il y a une exigence de cohérence et je dois avouer, qu’après avoir fait plusieurs débats en fédération, j’ai bien peur que ce que dit Gérard Collomb soit différent de ce que peut dire aujourd’hui Ségolène Royal, qui elle-même ne dit pas tout à fait la même chose que Manuel Valls… C’est d’ailleurs pour éclaircir ces enjeux que Benoît Hamon avait proposé un débat à l’ensemble des leaders de motion. Enfin, nous avons un clivage de fond sur la question des alliances : une alliance avec le Modem est inenvisageable à partir du moment où celui-ci ne choisit pas clairement le camp de la gauche et où son leader sera de toute manière candidat à l’élection présidentielle.
Valérie
Quel rôle envisages-tu pour les militants socialistes dans un PS d’avenir?
R.H.
Bonsoir Valérie. J’envisage leur rôle dans un parti ouvert sur la société qui redevienne le réceptacle et le creuset des luttes émergentes. Un parti qui se fixe une orientation cohérente parce que débattue par tous ses militants. Un parti où chaque militant est acteur à gauche et pas seulement pendant les périodes de campagne électorale, ce qui nécessite et je le redis, de redevenir un parti d’éducation populaire. Cela fait des années que nous n’avons pas fait de campagne d’opinion. Un parti qui respecte ses engagements et ouvre de nouveaux horizons. Chantiers de solidarité internationaux, nouvelles formes de militantisme : militer au PS doit redevenir un plaisir. Je pense que le problème de notre immobilisme se situe bien plus à la tête qu’à la base. Tous les champs possibles et imaginables doivent être investis: musique, art, théâtre populaire… Les nouvelles technologies de l’information et de la communication nous donnent des possibilités extraordinaires qui ne sont pas exploitées aujourd’hui. Et je pense qu’il faudra aussi nous inspirer de ce qui se fait dans d’autres pays: “Move on” aux USA ou bien les coopératives socialistes en Belgique.
Abigaildelyon
Dans un comparatif de motions que j’ai lu il y a quelques jours dans le journal du PS, il était indiqué que la motion de Martine Aubry envisageait de revenir sur les très injustes franchises médicales. Elle était la seule des 4 “grandes”. Pourquoi vous n’en parlez pas dans vos textes?
R.H.
Bonsoir. Je pense qu’il faut être honnête et ne pas verser dans la caricature. Aucune des 6 motions ne défend le principe des franchises médicales, bien au contraire. Mais il est important de ne pas en rester à “l’écume de la vague”. Et là, nous avons une grande divergence avec les 3 motions issues de la majorité sortante. La droite défend son idée de franchise en expliquant que les caisses sont vides. Ce qui mène à cette situation, c’est à la fois, des exonérations de cotisations sociales sous des formes diverses et variées qui atteignent plusieurs dizaines de milliards d’euros sans que leur efficacité soit prouvées. Les motions A, D, E proposent le même type d’exonérations, sous condition certes, mais qui aggravent la clochardisation de la sécurité sociale.
Mais c’est aussi le fruit de salaires bien trop bas. Pour l’anecdote, une des motions que je viens de citer propose même les “exonérations de charge” en cas d’augmentation des salaires. En résumé, “ce que je vous donne d’une main, je vous l’enlève de l’autre” sans que la question des gains de productivité soit évoquée. Nous avons décidé de mettre l’augmentation des salaires et la problématique du financement de la protection sociale au centre de notre réflexion: CSG entreprises pour que les profits cotisent, enveloppe forfaitaire de rémunération pour les professionnels de santé, taxation des stock-options, remise en cause des niches fiscales, révision des exonérations de cotisations sociales.
Evidemment cela s’accompagne de l’amélioration de l’offre publique et la qualité des soins tant sur le plan technique, humain que territorial.
Mais je tiens à le redire : ne pas mettre la revalorisation des salaires au centre de notre réflexion sur le financement de la protection sociale, c’est tenter de vider un océan à l’aide d’un verre d’eau.
Jb
Depuis plusieurs années en qualité de militant, j’ai trouvé dans le milieu associatif la place que le PS ne pouvait pas donner : confiance, sollicitation, prise de responsabilité…quand les militants seront-ils pris au sérieux et quand fera-t-on appel à nous en dehors des élections ou de la désignation de nos candidats…revenons à la base !!!!
R.H.
Bonsoir JB, je vois exactement ce que tu veux dire. Je t’invite à lire ma réponse précédente à ce sujet.
Winch35
En ce qui concerne les alliances je voudrais avoir votre avis. Si nous nous retrouvons dans la même situation que lors de la dernière présidentielle, pourquoi ne pas faire un appel à l’ensemble des démocrates (sous-entendu le modem) au second tour pour battre Nicolas Sarkozy ? Je pense qu’il est risqué d’écrire des choses dans le marbre et de ne pouvoir à terme les tenir …
R.H.
Bonsoir Winch. J’ai répondu à cette question mais ce que tu dis me donne un argument supplémentaire. En 1969, la gauche n’excédait pas les 32% (gauche socialiste et communiste, extrême gauche). Cela ne nous a pas empêchés de faire le congrès d’Epinay sur une stratégie d’union de la gauche et de frôler la victoire en 1974. Ce sont les convictions au long cours qui font les scores et non les additions dans l’instant.
DIZDIZ
Bonsoir. Quel processus de désignation du candidat à la présidentielle prônes-tu ? Je sais que le débat d’idées doit primer…mais il faut bien admettre que la superprésidentialisation de la Ve république ne facilite pas la réflexion mais bien la mise en avant d’une personne…Quels sont les choix qui s’offrent, selon toi, aux socialistes ?
R.H.
Bonsoir Dizdiz. Il faut, avant de penser à notre candidat, définir et construire un projet cohérent, débattu au sein de notre parti mais également en interaction avec le reste de la gauche. Notre perspective demeure un grand parti de la gauche. A partir de là, les socialistes doivent désigner leur candidat sur la base de la cohérence des idées et du projet qu’ils souhaitent défendre. Pourront venir ensuite, si cela permet d’avoir un candidat unique de la gauche et un contrat de gouvernement, des primaires ouvertes à toute la gauche.
JEAN19
Les tenants de la gauche de notre parti ont eu totalement raison tant sur le non au TCE que sur les options fondamentales de l’économie dont nous subissons et allons subir longtemps encore les dérives. La crise hélas nous donne raison , mais est-ce pour autant que les militants vont infléchir le vote?
R.H.
Nous n’avons pas vocation à jouer une gauche du parti entourée de barbelés, tenant son drapeau rouge et donnant des leçons, même si j’en conviens, nos analyses se retrouvent aujourd’hui vérifiée. Notre avenir n’est pas d’être la gauche du parti d’hier mais bien, le centre de la gauche de demain. Pour cela, dans les semaines qui viennent, il faudra continuer à convaincre au-delà de ceux qui ont voté Non à la constitution européenne et je te confirme que c’est déjà le cas. Il faut aussi tenter de convaincre de l’impérieuse nécessité de changement dont a besoin notre parti. Je suis confiant et optimiste : cette fois-ci, les militants du parti ne se feront pas voler leur congrès.
denisbreizh
Bonsoir, signataire de la motion E, j’aimerais savoir quelle serait votre position face à Nicolas Sarkozy ? Plutôt une opposition systématique ou une opposition conciliante ?
R.H.
Bonsoir Denis! C’est là encore un faux débat. Une de ces postures qui nous sert de jeu d’estrades lorsque l’on n’a rien d’important à dire, à l’image du débat sur le “réformisme”. Comme si au PS, certains ne l’étaient pas… Nicolas Sarkozy mène une des politiques les plus agressives et les plus violentes sur le front économique et social. Je ne vois pas comment nous pourrions être conciliants. Cependant, je pense que nous devons être une opposition créative et en mouvement. Ce qui sous-entend de créer et de porter des débats, d’engager nous-mêmes les termes de la discussion et non, de se les faire imposer. D’imaginer de nouvelles conquêtes et de nouveaux droits à revendiquer.
FAVENNEC_Bernard
Ne faudrait-il pas revenir sur l’aide apportée à l’enseignement privé? Ce que voulait notre camarade Savary que nous avons lâchement abandonné en 1984.
R.H.
Bonsoir Bernard. Nous sommes tout à fait d’accord avec toi!
Patrick
Je suis adhérent depuis 10 ans et regrette que la construction d’une force unie de gauche ne soit envisagée que comme le résultat d’un travail d’appareil.
R.H.
Bonsoir Patrick. Je ne peux que souscrire. Comme le dit Henri Emmanuelli:” L’union de la gauche n’est pas un êtat, mais avant tout, une dynamique.”
pbressaud
Je vois de telles différences entre le contenu de la motionde la motion”collomd” et la motion “Hamon” que le socle commun qui peut rassembler me parait étroit. Une question quelle stratégie d’alliance avec la gauche antilibérale
R. H
Bonsoir. Je suis d’accord avec toi quand aux différences. C’est pour cela qu’il faut une majorité et une minorité. Quand à la gauche anti-libérale, nous n’avons pas d’adversaire à gauche. Si la gauche anti-libérale représente ceux qui sont opposés au libéralisme économique, nous en faisons partie et de la même manière, que nous sommes tous réformistes, nous sommes tous anti-libéraux. Enfin, je l’espère.
Antonin:
Bonsoir, comment benoit hamon envisage-t-il la reprise d’autorité qui est nécessaire au parti socialiste ? Comment compte-il bousculer les “éléphants” qui nous empèchent d’avancer ? On a l’impression d’un parti très clanique avec peu de marge de manoeuvre. Il n’y a aucune unité et chacun vote et parle comme bon lui semble. Nous avons besoin d’un premier secrétaire avec de la poigne. Pensez-vous que benoit hamon soit cette personne-là ?
R. H :
Bonsoir Antonin. Avant toute chose, Benoit Hamon partage une conception du parti fondée sur le respect et l’engagement. Cela commence par ne pas considérer le PS comme un zoo… Il est aujourd’hui le seul à concilier rénovation de nos pratiques, refondation de notre orientation et renouvellement des cadres. Pour cela, il n’a pas attendu l’après-congrès. Ce tryptique cohérent, il le propose ici et maintenant, au vote des militants. L’autorité ne se décrête pas. La sienne tient sa source de sa cohérence mais aussi du vote des militants qui l’auront élu. Son élection donnera un signal de changement fort, attendu par un grand nombre de français et de socialistes qui espèrent tant de nous.
franck_du_Gard:
Petit à petit, les salariés se trouvent isolés, affaiblis, désorientés face à leur employeur. Il faut mettre un terme à la casse du droit du travail
R. H:
Bonsoir Franck. Nous finirons ce chat par ce qui fait l’argument principal de notre différence avec les autres motions. La situation que les salariés français endurent est dramatique. Tout les socialistes s’accordent à le dire. Cependant, là où certains leurs demandent d’être plus “productifs”, plus “flexibles”, nous souhaitons, nous, redonner de la dignité aux travailleurs de France et d’Europe. Primauté du CDI, poursuite de la réduction du temps de travail, suppression de la prime pour l’emploi parce que ce n’est pas à l’Etat de suppléer aux hausses de salaires que le patronat refuse depuis 20 ans. Parce qu’il faut une nouvelle répartition entre le capital et le travail, nous assumons de vouloir porter le SMIC à 1500 euros, d’augmenter les salaires de la fonction publique et d’appliquer à toutes les branches le principe de minimas conventionnels au moins égaux au SMIC. Je vais devoir vous quitter, les camarades de la motion C auront à coeur de continuer ce débat en traitant notamment d’un futur pôle public de l’énergie, des nouveaux services publics que nous voulons créer, de l’allocation autonomie pour tous les jeunes en formation, du pluralisme médiatique ou bien encore d’une VIème République…
C’est tous ensemble que nous ferons que le PS ait un “Monde d’avance”.
Information niçoise
Trackbacks
Aucun trackback.
Les trackbacks pour ce billet sont fermés.