Benoît Hamon pourrait être l’épicentre de cet éventuel rapprochement ?

Il incarne le rassemblement de la gauche et le renouvellement. C’est l’autre versant de l’aspiration au changement dans ce vote. Je le dis : osons ce changement ! Dans chacune des motions, il y a des gens de la génération Hamon qui peuvent très bien constituer une nouvelle direction. Les dirigeants plus « mûrs » seront là pour les épauler.

Un rapprochement entre Hamon et Royal est-il possible ?

C’est fort peu probable.

Souhaitez-vous entrer dans ce congrès avec un accord ?

Il faut respecter la chronologie du congrès et le travail des délégués. Mais boucler un accord avant Reims, ce serait convoquer les militants pour leur faire faire du tourisme.

Si Ségolène Royal devait conduire le PS, quelle serait votre attitude ?

J’aurais un sérieux problème. A cause de mon choix stratégique mais aussi parce que je suis très attaché à la laïcité et à l’orientation politique. Or, Ségolène est souvent plus déroutante que surprenante. Sur le fond, souvent, elle confond : elle mélange parfois certains concepts. Mon slogan n’a jamais été de réconcilier les Français avec l’entreprise.

Pourriez-vous adopter la même démarche que celle de Jean-Luc Mélenchon qui vient de quitter le PS ?

On ne dialogue pas avec les autres en brandissant des menaces. Mais si le PS devait ne plus être ancré à gauche, alors, comme des milliers d’autres militants socialistes, je me poserais des questions.