En direct du congrès de Reims
Par Yann Librati, samedi 15 novembre 2008 à 17:04 :: Congrès :: #522 :: rss
Après quelques heures de route, nous sommes arrivés à Reims d'ou nous allons tenter de vous faire vivre le congrès comme si vous y étiez (ou presque).
Il est 17 h et Ségolène vient de terminer son discours. "Nous aimer un tout petit peu", tel est le titre de son intervention. Elle a proposé un référendum à propos de l'alliance avec le modem, nouvelle preuve du manque de clarté de la motion E sur ce sujet.
Auparavant, de nombreux intervenants avaient rappelé l'impérieuse nécessité de sortir de ce congrès avec une équipe renouvelée et un ancrage à gauche.
En début de matinée, Marie noëlle Lienemann a souligné à quel point " La redistribution de la richesse est le préalable à la sortie de crise", c'est pour cette raison que "nous devons assumer avec force la belle idée du socialisme. "
Razzy Hammadi, ancien président du MJS a considéré que "les socialistes ont perdu de leur capacité d’indignation. Le socialisme n’est ni une concession ni une adaptation, il est une révolte. "
Il y avait de la colère et de l'indignation dans la voix de Gérard Filoche. Rappelant, la nécessité du retour à une politique de combat de gauche: "en un mot ou sont nos salaires, comment allons nous travailler jusqu’à 70 ans, est ce là l’avenir que l’on promet au peuple de gauche. Evoquant la question primordiale des alliances comme la plupart des intervenants, Gérard Filoche estime qu' " il y a mieux qu’un premier ministre de droite (Bayrou) pour défendre une politique de gauche".
En début d'après midi, nous avons eu droit à un scoop. En parlant de la commission des résolutions Collomb anticipe un rapprochement avec Hamon en évoquant l'un des grands sujets de la motion C : la répartition du profit entre le capital et le travail. Après le repas la digestion est toujours difficile.
Plus radical, Laurent Fabius a été largement applaudi par les délégués. Morceaux choisis:
"Tournons nous vers les français. Avant d’être une crise économique, c’est avant tout une crise politique et sociale de la répartition des fruits de la croissance, c'est-à-dire celle de la répartition du salaire et du capital."
"Les différentes motions ne sont pas suffisamment alarmistes en ce qui concerne les impacts sociaux de la crise économique."
"L’europe n’est pas un empire, ce n’est pas un projet de domination mais un projet de civilisation."
Au moment ou nous publions ce billet, Martine Aubry affirme qu'aujourd'hui, plus que jamais l'important c'est "la ligne politique". Elle a formulé un souhait : voir autant de drapeaux du PS que de drapeaux du MJS dans les manifestations. Puisse elle être entendue...
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