Il y avait de la colère et de l'indignation dans la voix de Gérard Filoche. Rappelant, la nécessité du retour à une politique de combat de gauche: "en un mot ou sont nos salaires, comment allons nous travailler jusqu’à 70 ans, est ce là l’avenir que l’on promet au peuple de gauche. Evoquant la question primordiale des alliances comme la plupart des intervenants, Gérard Filoche estime qu' " il y a mieux qu’un premier ministre de droite (Bayrou) pour défendre une politique de gauche".

En début d'après midi, nous avons eu droit à un scoop. En parlant de la commission des résolutions Collomb anticipe un rapprochement avec Hamon en évoquant l'un des grands sujets de la motion C : la répartition du profit entre le capital et le travail. Après le repas la digestion est toujours difficile.

Plus radical, Laurent Fabius a été largement applaudi par les délégués. Morceaux choisis:

"Tournons nous vers les français. Avant d’être une crise économique, c’est avant tout une crise politique et sociale de la répartition des fruits de la croissance, c'est-à-dire celle de la répartition du salaire et du capital."

"Les différentes motions ne sont pas suffisamment alarmistes en ce qui concerne les impacts sociaux de la crise économique."

"L’europe n’est pas un empire, ce n’est pas un projet de domination mais un projet de civilisation."

Au moment ou nous publions ce billet, Martine Aubry affirme qu'aujourd'hui, plus que jamais l'important c'est "la ligne politique". Elle a formulé un souhait : voir autant de drapeaux du PS que de drapeaux du MJS dans les manifestations. Puisse elle être entendue...