Pourquoi Obama

Demain, les citoyens américains devront élire leur prochain Président et les répercussions politiques du résultat seront énormes. Ci-dessous l'édito du Monde d'aujourd'hui qui prend parti pour Barack Obama.

Si même Le Monde soutient le changement, il est possible de croire que les Etats Unis d'Amérique peuvent résolument prendre dès demain un monde d'avance...

Le président que les Américains doivent élire mardi 4 novembre héritera d'un désastre. Huit ans d'administration Bush ont laissé le pays dans un piteux état. A l'extérieur, l'Amérique est plus mal aimée qu'elle ne l'a jamais été : empêtrée dans deux guerres, Irak et Afghanistan, dont on ne voit pas la fin, elle est en mal de crédit moral et politique. A l'intérieur, les Etats-Unis paient au prix fort les ravages d'un libéralisme financier qui a culminé avec la présidence de George W. Bush et se solde par une crise économique majeure. Et si l'Etat-providence a régressé, l'Etat surveillant a, lui, progressé : au nom de la lutte contre le terrorisme, les libertés publiques ont enregistré un recul sans précédent.

Il n'y a pas d'homme providentiel qui puisse réparer pareille situation en quatre ans. Mais, pour amorcer le redressement, le démocrate Barack Obama nous paraît beaucoup mieux placé que le républicain John McCain. Plusieurs raisons à cela. La première tient à l'humeur du pays : l'arrivée d'un Métis de 47 ans à la Maison Blanche serait un signe de confiance de l'Amérique en elle-même, en ses valeurs les plus hautes, en sa capacité à surmonter le drame majeur de son passé - le racisme et l'esclavage. Ce serait déjà beaucoup, et tiendrait lieu d'exemple bien au-delà des Etats-Unis.

Mais il y a plus. A l'intérieur, Barack Obama défend le programme le mieux adapté à la crise de l'économie américaine : renouveau du rôle régulateur de l'Etat ; politique fiscale de nature à combattre une société de plus en plus inégalitaire ; désir de doter les Américains d'une couverture médicale digne de la richesse du pays ; conscience environnementale, enfin, là où l'équipe Bush se refusait à toute remise en cause d'un modèle de consommation. A l'extérieur, un président démocrate ne fera pas de miracle. Mais un Barack Hussein Obama, par sa seule personnalité, serait beaucoup plus en phase avec un monde dont l'Occident n'est plus le centre économique et politique - un monde plus métissé.

En face, John McCain, homme d'expérience longtemps centriste, n'a cessé de se droitiser. Il a fini par défendre ce que le Parti républicain a de plus ultra. Il n'imagine de vaincre qu'en divisant les Américains. Il représente la continuité, quand M. Obama, moins expérimenté, incarne l'espoir.

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Benoît Hamon, un Sarko de gauche ?

Par Malakine. César du meilleur espoir masculin au Parti socialiste, Benoît Hamon a tout pour plaire : nouveau, différent, énergique, «décomplexé»… Il ira loin. Et vite. Ça ne vous rappelle rien?

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Quelques extraits:

Ce qui surprend ensuite, c'est la vigueur du discours. Il n'a pas tort d'afficher une « gauche décomplexée ». Il aurait pu aussi bien parler de rupture ou promettre qu'avec lui tout serait possible, tant le parallèle avec Sarkozy saute aux yeux. Même énergie, même physique nerveux (en nettement plus avantageux, tout de même), même jeunesse, même maîtrise des médias, même emphase... et même stratégie !

Contrairement à ses collègues, Hamon ne dénigre ni le parti, ni ses concurrents. Pas besoin. Il parle au nom de tous. La vraie gauche, c'est lui. Le seul en capacité de rassembler toute la gauche, c'est lui.

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Les PS 06 au Sénat

Je laisse à mes collègues le soin de développer ce billet (ou bien je le ferais ce soir), mais l'info du jour, c'est quand même que Marc Daunis, maire PS de Valbonne a été élu hier sénateur des Alpes Maritimes.

Un retour au Sénat du PS 06 qui fait du bien. Il se mélange hélas avec la concrétisation de la décrépitude de la 5e République : alors qu'une majorité de Français et de collectivité locales françaises sont gérés par la gauche, la droite reste majoritaire au Sénat (élection indirecte, ce sont les élus qui votent pour désigner un sénateur, d'où la précision). Et elle ne s'en émeut bien évidemment pas.

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