Hier, mardi 20 novembre, une délégation de Jeudi Noir a été reçue par le cabinet de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur. Après notre rendez-vous de la semaine précédente au ministère du Logement, on commence à voir (ça c’est simple) les points de blocage et les pistes à creuser (ça c’est plus dur mais, sur les effets inflationnistes des APL, ils veulent bien qu’on leur explique la situation ; et sur la manière d’imposer des surloyers de solidarité aux locataires de HLM ayant dépassé les plafonds de ressources et qui prennent la place des plus précaires, ils sont prêts à avancer).

Au-delà de la bonhomie de nos interlocuteurs, le problème, c’est qu’ils refusent absolument de faire des choix sociaux. Par exemple favoriser, ne serait-ce qu’un tout petit peu, les locataires modestes au détriment des bailleurs qui n’ont jamais été aussi riches. Bloquer ou au moins diminuer l’IRL, l’indice qui autorise les bailleurs à augmenter les loyers de 3 % par an.

Non non, ce qu’ils cherchent, c’est le «gagnant-gagnant», ce fameux concept dit aussi «gnan-gnan» de tous ceux qui ne voient pas la différence entre des locataires étranglés par la bulle immobilière et des proprios dont le patrimoine a plus que doublé de valeur en dix ans et qui pratiquent des loyers augmentant deux à trois fois plus vite que l’inflation.

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