La Droite étouffe la recherche et notre avenir

Aujourd'hui, c'est le tour du CNRS d'être la cible du gouvernement. La presse en parle, mais elle a la mémoire courte. Les journalistes oublient que la droite, depuis l'avènement de l'idéologie libérale, n'a de cesse de vouloir contrôler la recherche publique et, en particulier, de tuer le CNRS.

La courbe à gauche (cliquez dessus pour la voir) montre l'évolution du budget de la recherche publique année par année, gouvernement par gouvernement. Dans les 20 dernières années, les seules phases de croissance du budget de la recherche sont dues aux gouvernements de gauche. C'est tellement systématique que ça en est caricatural, et on entend encore Sarkozy ou Précresse mentir impunément en disant que la recherche est leur préoccupation numéro 1, que c'est l'avenir de la France.

Oui, la recherche est l'avenir de la France, en particulier la recherche fondamentale, mais la droite a une telle soif de contrôle qu'elle massacre notre avenir.

Dans la suite, une tribune écrite dans "le Patriote" pour un dossier sur le sujet, en essayant d'avoir un regard local, notamment sur l'avenir de l'Université de Nice - Sophia Antipolis dans la séquence actuelle où d'une part l'Etat choisi les sites où il mettra l'université à niveau et, d'autre part, où Estrosi a abandonné notre Université qui s'enfonce vers un déclassement probable.

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Homophobie = Identité nationale ?

Au moment où la France s’apprête à prendre la présidence de l’Union européenne, un article du Monde daté samedi 28 juin 2008 s’interroge sur la politique de Nicolas Sarkozy à l’égard des homosexuels. Alors que le mariage homosexuel s’étend à de nombreux pays, les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne, le Canada, l’Afrique du Sud, le Massachusetts et dernièrement la Californie, la France se fige à contre-courant dans un immobilisme qui, selon les auteurs, serait la marque d’une homophobie d’Etat.

Les auteurs sont Daniel Borillo, juriste à Paris-X-Nanterre, auteur d'un Que sais-je ? sur l'homophobie, Eric Fassin sociologue et professeur à l'Ecole normale supérieure (Paris), un des auteurs du Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes, Noël Mamère député Vert de Gironde et Caroline Mécary qui a obtenu la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme pour violation des articles 8 et 14 de la Convention, en raison du refus d'agrément opposée à une femme à cause de son homosexualité.

Le mariage homosexuel faisait parti des 100 propositions de Ségolène Royal pour la dernière élection présidentielle, il s’agissait de la proposition 87 ainsi rédigée : « Garantir l’égalité des droits pour les couples de même sexe ».

Il est d’autant plus regrettable que quatre délégués de section lors de la convention fédérale des Alpes-Maritimes sur la déclaration de principes aient cru bon d’opposer leur veto à la proposition d’inscrire le mariage homosexuel dans la déclaration de principes du parti socialiste.

Par ailleurs, je note avec satisfaction que les propositions d’amendement de la fédération socialiste des Alpes-Maritimes visant à supprimer la référence explicite à la lutte contre l’homophobie (article 16) et l’antisémitisme (article 21) de la déclation de principes ont été rejetées. La version finale adoptée lors de la convention le 14 juin 2008 est ici.

Les Verts et le MJS appellent à légaliser le cannabis

Les jeunes socialistes et les Verts participent à l'appel du "18 joint", organisé par le Circ, appelant à une meilleure protection du consommateur et à une lutte plus efficace contre l'économie de la drogue.

(Sipa) "Loin de considérer que fumer du cannabis est anodin et sans risque, nous pensons néanmoins que la légalisation du cannabis est une nécessité", écrit le MJS. Le Mouvement milite "pour la réduction des risques liés" à cet usage, estimant que "légaliser le cannabis, c'est s'assurer que les produits parvenant aux consommateurs ne comportent pas de risques sanitaires". Il veut aussi "une véritable politique de prévention", car "légaliser le cannabis, c'est se donner les moyens d'informer et de sensibiliser les consommateurs sur les risques qu'ils encourent".

Supprimer l'économie souterraine

Il estime enfin que "légaliser le cannabis, c'est supprimer l'économie souterraine du commerce du cannabis". De leur côté, les Verts "continuent de refuser la logique répressive contre les usagers de drogues!", indiquent-ils dans un communiqué. Ils soutiennent les politiques de réduction des risques. Pour eux, "la répression ne consiste en effet qu'à se débarrasser à bon compte de cette question sans la résoudre, pénalisant ainsi les populations les plus fragiles telles que les jeunes des quartiers dits 'sensibles' ".

Pour l'autoproduction

Les Verts rappellent enfin qu'ils soutiennent "l'autoproduction de cannabis plutôt que de favoriser les réseaux mafieux du trafic de drogues". Le premier "appel du 18 joint" avait été lancé en 1976 dans Libération par des partisans de la légalisation du cannabis en France. Depuis quelques années, c'est le Circ, Collectif d'information et de recherche cannabique, qui organise l'événement.
Présente également au rassemblement, Alternative libérale dénonce pour sa part les 150 000 interpellations de l'année 2007, s'insurgeant contre une "répression qui n’avait jamais été aussi brutale".

Kouchner : militant du "non" irlandais

Aujourd'hui, nous saurons le résultat du vote de nos amis Irlandais. Quelque soit le résultat il n'y aura aucune raison de s'en réjouir.

Une crise profonde s'installe en Europe atisée l'autisme des politiques qui veulent, avec une arrogance folle, imposer au peuple une orientation politique que nous refusons. La méthode employé et la conviction des responsables européens qu'il faut à tout prix foncer quitte à écraser la démocratie est, en soit, un argument suffisant pour refuser ce traité. Il ne s'agit plus de choisir entre "petit pas" et "grand soir", ni même entre "oui mais" ou "non sauf" (et encore moins entre Europe et Nation), mais entre démocratie et technocratie.

L'Europe fonctionne (pas très bien, certes) et elle continuera à fonctionner texte ou pas texte, mais l'opportunité de faire comprendre aux élites politiques qu'on ne construit pas une société sans son peuple ne se représentera peut être pas.

Cet édito de Rue 89 par Pierre Haski l'illustre avec excellence.

Bernard Kouchner a beau être ministre des Affaires étrangères, il n’est assurément pas diplomate. Sa sortie à la veille du référendum irlandais de jeudi sur le traité européen aura finalement été le meilleur argument des partisans du "non".

En laissant entendre que les Irlandais devaient voter "oui", ne serait-ce que par reconnaissance envers une Europe qui les a beaucoup aidés, il a fait preuve de cette arrogance bien française qui passe souvent si mal. Que répondraient les Français si on leur disait que les subventions de Bruxelles annulaient leur liberté de choix?

Et comme si ce n’était pas suffisant, le chef de la non-diplomatie française a ajouté qu’en cas d’issue négative au référendum, il faudrait faire revoter les Irlandais, faisant peu de cas de leur opinion.

D’autant que le ministre des Affaires étrangères est manifestement sourd à ce qui se menace de se produire en Irlande. Ce petit pays de 4 millions d’habitants est le seul des 27 membres de l’Union européenne que sa constitution oblige à faire approuver le traité par référendum. Les autres, comme la France, ont choisi la prudence et donc la voie parlementaire. Mercredi encore, la Finlande et l’Estonie ont ratifié ce traité, portant à 18 le nombre de pays à l’avoir fait.

Mais si le seul peuple européen à avoir la parole directement disait "non", cela déclencherait une crise majeure au sein de l’Union. Mais, surtout, ne faudrait-il pas s’interroger sur ce qui, trois ans après les Français et les Néerlandais, pousse les Européens à s’opposer à la construction institutionnelle chaque fois qu’ils le peuvent?

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Benoit Hamon, invité du 7/10 de France Inter



Benoit Hamon invité du 7/10 de France Inter

Mise à jour : article du Figaro "Royal/Delanoë : pas de différence (Hamon)"

Le député européen Benoît Hamon, l'un des leaders de la gauche du PS, a estimé aujourd'hui qu'il n'y avait « pas un iota de différence » entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë et que « leur offre politique n'est pas à même de ramener » les socialistes au pouvoir.
« Cette offre de centre gauche n'est pas à même aujourd'hui de nous faire gagner (...) Nous ne pouvons pas espérer gagner en mimant les réponses du Labour britannique des années 90, ou du SPD allemand des années 80 », a insisté M. Hamon, leader avec Henri Emmanuelli du Nouveau parti socialiste (NPS).
Selon M. Hamon, le leader de la LCR Olivier Besancenot est un bon « thermomètre » de « la santé du PS ». « Aujourd'hui s'il monte, c'est parce que ça va mal dans ce pays » et plus le Parti socialiste « sera cacophonique, plus il (M. Besancenot) sera fort ».