
Après les débats de samedi dernier et, plus généralement, ceux que nous organisons régulièrement sur ce thème qui est la marotte de Yann, rien n'est à enlever de ce que raconte Jean-Marc Jancovici dans l'interview qu'il a donné à Libération.
Aujourd'hui se lance le débat sur la fiscalité du pétrole. Le contexte, c'est l'injustice de la flambé spéculative du brut qui fait le bonheur de Total et qu'il faudra prendre en compte. C'est aussi les drames que peuvent vivre certains professionnels dans l'impossibilité économique de se défaire du gazoil seuls et que les mécanismes de redistribution devront soulager.
Mais le contexte, c'est surtout cette révolution culturelle, industrielle et sociétale à mener impérativement, non pas pour la planète que nous laisserons aux générations à venir comme c'est trop souvent seriné en minimisant l'urgence de l'enjeu, mais simplement pour la survie économique de nos sociétés et de leurs capacités à assurer une justice sociale. Il faut insister sur le très court terme dont il s'agit : puisqu'on parle maintenant de quelques dizaines d'années avant la fin des énergies fossiles, la situation sera dramatique dans les années à venir, en commençant par les plus faibles d'entre-nous, et ce ne sont pas les marins pêcheurs qui diront l'inverse.
Jean-Marc Jancovici est consultant, spécialiste des questions d’énergie et de pétrole. Membre du comité de veille écologique de la fondation Nicolas Hulot, ce polytechnicien a participé au groupe «climat» du Grenelle de l’environnement. Avec Alain Grandjean, il a publié en 2006 Le plein, s’il vous plaît ! (Le Seuil), un ouvrage iconoclaste et instructif sur la dépendance au pétrole.
Lire la suite