Taser : nouveau décès au Canada

Le nouvelobs.com annonce qu'un Canadien de 30 ans est décédé à la suite d'une interpellation musclée lors de laquelle des policiers ont fait usage de leur pistolet à impulsions électriques. La mobilisation doit se poursuivre afin d'obtenir l'interdiction de son utilisation. Ci-dessous, l'article du nouvelobs.com en question...

Un homme de 30 ans est décédé dimanche à Calgary (ouest du Canada) après que des policiers eurent essayé de l'appréhender en utilisant un pistolet Taser à impulsions électriques, a-t-on appris lundi 3 novembre auprès du ministère de la Justice d'Alberta. Les faits se sont déroulés samedi, lorsque des policiers ont utilisé un Taser afin d'arrêter un individu entré par effraction dans une résidence de Calgary. L'arrestation a dégénéré et, finalement, l'homme de 30 ans a dû être transporté à l'hôpital dans un état critique, a déclaré à l'AFP Clis Purvis, enquêteur au « Alberta Service Incident Response Team », le service du ministère albertain de la Justice qui doit déterminer si l'intervention a été menée selon les règles.

Une vingtaine de morts liées au Taser

Le décès de Gordon Walker Browe, 30 ans, originaire de Castlegar en Colombie-Britannique, a été constaté le lendemain vers 17h. « Nous ne savons pas si le Taser a atteint l'individu ou non », a indiqué Clis Purvis. L'enquêteur a précisé qu'une autopsie était en cours de même que l'examen des données enregistrées par le pistolet à décharges électriques. Plus d'une vingtaine de personnes sont mortes au Canada dans des incidents liés à l'utilisation du Taser, selon un décompte du réseau public CBC. Les appels à l'interdiction de cette arme se sont multipliés depuis novembre 2007 et la mort d'un immigrant polonais dans l'aéroport de Vancouver. La scène, diffusée sur internet, avait créé un vif émoi au Canada et à l'étranger.

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Fallait pas nous laisser, Papy Serge

Je sais, ça fait trois billets pour aujourd'hui. C'est beaucoup, sûrement trop, et j'aurais préféré ne pas écrire celui ci.

Papy Serge, beaucoup ne le connaissaient pas, il était discret, mais beaucoup l'ont vu. C'était un pilier du "SO" du parti, ces gars et ces filles qui font que chacun de nos événements importants se passent bien, dans l'ombre là où tant cherche illégitimement la lumière.

Papy Serge, c'était un de ces vieux Socialistes pour qui le Parti et ses idées valaient bien d'y consacrer sa vie. Un de ceux aux oreilles de qui, "camarade", ça veut dire quelque chose. Il était de la vraie noblesse. Pas celle des estrades, du pouvoir, du soi. Il était de la noblesse du peuple, celle des coulisses, du collectif, du don de soi.

Les gars du SO sont des gens formidables d'humanité, amoureux des autres. La prochaine fois que vous irez à un événement du Parti ou à une manif, faites leur un sourire, camarades, ils doivent avoir le coeur en miette sans Papy Serge.

L'hyperprésidence s'installe, merci Jack

Un pas de plus vers l'hyperprésidence, Jack Lang peut s'en féliciter. En opposition totale avec le PS, uni pour cette fois, il a été la funeste et unique exception à l'unanimité de rejet d'un texte amplifiant la concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul homme, sans réel contre pouvoir. Autrement dit, il a donné sa contribution à la déconstruction, pièce après pièce, des fondements de la démocratie en France. Rien que ça !

Avec une seule voix d'avance, les parlementaires réunis en Congrès ont adopté lundi 21 juillet en fin de journée la réforme des institutions. 539 voix se sont prononcées pour (dont celle du socialiste Jack Lang), il en fallait 538. 357 congressistes ont voté contre et douze se sont abstenus.

A lire sur Mediapart en accès libre: le parti pris d'Edwy Plenel qui, alors que les deux principaux quotidiens nationaux classés à gauche et au centre, Le Monde et Libération, ont pris une position favorable à la réforme sarkozyste dans leurs éditoriaux respectifs, fustige le pas de plus vers une hyperprésidence omnipotente et omniprésente, sans véritable contre-pouvoir.

APRES GISCARD ET SARKO, Y AURA T-IL UN PLAN C POUR SAUVER L'EUROPE ?

L'Union Européenne est bien mal en point ces derniers temps. Il faut dire qu'après le temps des pères fondateurs (Monnet, Schumann), celui des fils constructeurs (Mitterrand, Kohl), est venu le funeste temps des petits-fils fossoyeurs (Giscard, Sarko). Bien triste réalité que la construction d'une Europe devenue hélas l'égérie mondiale de la négation démocratique au sein même des démocraties... Pourtant, le combat usant mais quotidien que les citoyens doivent menés pour faire capoter les directives ultra-libérales (type Bolkenstein) ou les co-décisions régressives (comme celle sur l'immigration) n'est pas prêt de s'éteindre. Nouvel éclairage des dangers de l'orientation politique de l'Union Européenne par la publication d'une tribune de deux euro-constructeurs : Jacques Delors et Michel Rocard...

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Fallait pas être président sans connaître son sujet

Sarkozy est le président de la République le moins cultivé que la France ait eu, il n'a pas de grande source d'inspiration autre que son propre égo comme la philosophie, l'art ou l'histoire comme c'était le cas de ses prédécesseurs. Cela, on le sait, il ne lit pas.

Ce dont on se rend compte chaque jour, c'est qu'il ne travaille pas ses dossiers. Du coup, lorsqu'il veut jouer les "gros bras" de la politique, comme il en a l'habitude à chaque chute dans les sondages, et tenter se donner une contenance plus glorieuse que cette détestable faconde de nouveau riche dont il n'arrive pas à se défaire, il se plante. Il se plante comme un cancre à l'oral du bac qui invente un truc en serrant très fort ses petits poings en espérant que "ça passe".

Cette fois-ci, rien n'échappe à la frénésie d'instrumentalisation de Sarkozy, c'était l'esclavage et la traite des Noirs, Sarko ne lit pas les programmes scolaires avant d'aller en parler. Du coup il annonce "que la traite négrière figurera au programme des enfants de six à dix ans dès la rentrée prochaine" selon le Figaro, Pravda moderne qui se fait dithyrambique pour l'occasion. Il n'aura heureusement pas échappé aux parents d'élèves que c'est déjà le cas. Libération s'en est fait l'écho.

Comment peut-on encore accepter d'un président qu'il s'exprime sur des sujets aussi graves avec tant de légèreté et d'inconscience ? Tant de mépris est intolérable.