Ma santé, la recherche et Sarkozy

Pour vous changer les idées après cet interview de Ségolène, toujours aussi fascinante, un peu d'humour est nécessaire.

Découvrer ici le traitement.

Voilà, quand vous avez un petit coup de déprime, je vous recommande Le Sarkostique

Pas de coup de pouce au SMIC ... mais 140% pour Sarkozy !

Qu'on nous explique qu'avec 6 000 euros, Sarkozy se trouve diminué face à celui de FIllon, l'emploi fictif le mieux payé de France, c'est déjà discutable. Certes Sarkozy ne gagne "que" 101 000 euros annuel contre 240 000 pour le premier ministre, mais mettre le salaire en avant comme mesure de l'importance d'un poste c'est très Sarkozien mais peu glorieux. Qu'en est-il donc de l'engagement au service de son pays ? Du prestige de servir la République ?

C'est oublier aussi que le Président de la République a tout de même peu de dépenses personnelles vu qu'il est logé, nourri, blanchi, ce que nombre de Français font avec moins d'un sixième du salaire présidentiel. Il paraît que le général De Gaulle payait de sa (large) poche les goûters de ses petits enfants quand ils venaient le visiter à l'Elysée. Sarkozy, lui, avait procuré une carte banquaire débitant le compte de l'Elysée à Cécilia. Pratiques différentes, grandeur des personnages différentes.

Mais c'est aussi le cynisme avec lequel cette annonce est faite qui est choquant. Alors que l'année a commencé sans coup de pouce au SMIC, avec un blocage du salaires des fonctionnaires, la création des franchises médicales qui empêcheront les moins fortunés de se soigner, et ce débat sur les retraites où il est demandé à "tous" de "faire un effort" ("tous" s'entendant bien sûr hors patrons) pour "sauver" le système par répartition ("sauver" voulant dire organiser sa mise à bas progressive), le Président de la République qui n'est pas le plus à plaindre en France s'octroie une augmentation de 140% !

C'est là que l'on juge de la sincérité des discours larmoyants d'un président voulant lutter contre l'immoralité des parachutes dorés et des retraites chapeaux.

La France des riches se goinfrant sur le dos de la France des pauvres, voilà ce à quoi on assiste, et ils n'en ont même pas honte au point de se cacher.

Une alternative à la lettre de Guy Moquet

Parlementaires: touche pas à mon régime spécial

Après le régime exceptionnel du FMI qui bat tous les records avec trois ans seulement de service sans cotisations pour bénéficier d'une retraite de 80 000 USD/an, voici un article de Rue89 sur le régime spécial des parlementaires qui pour l'instant échappe à la réforme sur les régimes spéciaux.

Les heureux gagnants de la réforme des régimes spéciaux sont désormais connus. Outre les marins et les mineurs, dont l'espérance de vie est plus faible que les autres salariés, deux catégories vont échapper aux fourches caudines du ministre du Travail: les députés et les sénateurs!

Les députés et les sénateurs, eux, n'ont pas trop de souci à se faire. Bénéficiaires d'un régime de retraites extrêmement avantageux où une année cotisée égale deux années du régime normal, ils ont droit à des retraites tout à fait confortables: 1500 euros pour un mandat, 3000 euros pour deux mandats.

Les socialistes ne semblent pas particulièrement choqués: Manuel Valls considère que "ce n'est pas les 800 parlementaires qui mettent en danger le régime général des retraites"

http://www.rue89.com/2007/10/02/parlementaires-touche-pas-a-mon-regime-special

Un régime très spécial, voire exceptionnel

DSK en devenant le nouveau directeur général du FMI, devient par la même occasion le fonctionnaire le mieux payé de Washington. Son salaire est de 495 000 USD… net d’impôt !

Eh oui, on peut non seulement être un riche qui gagne dix fois plus qu’un autre riche à 4000 euros par mois, mais aussi ne pas payer d’impôt !

A cela s’ajoute, après trois ans de service seulement, une retraite de 80 000 USD/an. C’est clair que le régime spécial des sénateurs et des députés, à côté, c’est de la roupie de sansonnet.

Pour mémoire, DSK déclarait le 21 septembre 2006 dans le nouvel observateur :

S’agissant des retraites, je ne pense pas possible de réduire la durée de cotisation, mais je juge nécessaire de rétablir de la justice dans un système qui traite tout le monde de manière indifférenciée. C’est pourquoi il faut relancer la négociation pour tenir compte dans la durée de cotisation de la pénibilité du travail de chacun.

Après trois ans de service, une retraite de 80 000 USD, ça doit vraiment être un travail pénible qui l’attend.