Yoyo

Fallait pas, Lionel, dire en 2002 que le projet n'était pas socialiste.
Fallait pas, Lionel, nous laisser seul au soir du 21 et quitter le bateau en pleine tempête.
Fallait pas, Lionel, revenir pour nous faire la morale.
Fallait pas, Lionel, coucher sur le papier l'aigreur du retraité…
Vraiment, mais vraiment, il fallait pas jouer la starlette de la rentrée….

Fallait pas vendre France Telecom

Fallait pas croire ceux qui disaient qu'ouvrir les telecoms à la concurrence allait "servir les consommateurs". L'abonnement à une ligne fixe France Telecom passe de 15 à 16 euros TTC par mois. Ainsi, entre le printemps 2005 et l'été 2007, l'abonnement a augmenté de trois euros. Cette nouvelle hausse concerne près de 25 millions de foyers français et devrait rapporter 140 millions d'euros à l'opérateur historique cette année.

Peut être que cela aidera à démolir les mensonges de ceux qui pérorent encore que l'ouverture à la concurrence d'EdF et GdF va faire baisser les prix pour les particuliers. Ca n'a pas été le cas pour les entreprises car l'énergie est un marché particulier. Un marché encore plus spécifique que les télécoms qui n'est déjà pas bien compatible avec la concurrence. La raison ? Les monopoles locaux induits par une infrastructure très lourde à installer. C'est vrai pour les télécoms, c'est incontournable pour l'énergie.

Le seul marché des télécoms qui s'en sort bien grace à la concurrence, c'est l'Internet haut-débit par ADSL (on a en France les tarifs les plus bas de la planète, 3 fois moins cher qu'aux USA par exemple, pour un service très haut de gamme en général).
Comment est-ce possible ? Il y a d'abord eu un effort de régulation important qui fait que les infrastructures lourdes ont été payées par l'argent public. Soit qu'elles aient été installées avant la privatisation, soit que leur coût ait été amortie par des subventions.
Il y a par ailleurs une spécificité technique des télécoms qui permet de mutualiser ces infrastructures entre opérateurs concurrents. Cela casse complètement les monopoles locaux et il y a suffisament d'acteurs qui n'ont pas besoin de rentabiliser une infrastructure titanesque (comme pour les réseaux GSM/3G par exemple) pour qu'une compétition agressive sur le rapport qualité/prix se mette en oeuvre. Il y a pourtant toujours une discrimination entre citoyen selon la rentabilité du territoire où ils habitent. Certains ont accès à un service très haut de gamme, d'autre ont 5 ans de retard.

Dans le cas de l'énergie, on pourrait imaginer là encore que l'argent public finance les investissements lourds pour permettre aux opérateurs privés de se gaver à moindre coût. Ca serait déjà assez limite comme idée, mais en plus ça ne marcherait pas avec l'énergie. En effet là, impossibile de partager l'infrastructure entre opérateurs. On remplacerait donc un monopole national administré et performant par un ensemble de monopoles locaux avec moins de règles. Les premiers perdants seront les citoyens pour qui une énergie de qualité est bien plus essentielle qu'un accès haut débit.

Le pouvoir d'achat des Français est déjà suffisament mis en danger pour ne pas avoir besoin de subir en plus une hausse du coût de l'énergie supérieure à celle due à la flambée du pétrole.

Pendant que certains pactisent, d'autres résistent. Merci à eux.

Communiqué de démission des instances officielles de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration (CNHI) de huit historiens et démographes

Immigration et identité nationale : une association inacceptable

le 18 mai 2007

Depuis 2003 nous avons participé au projet de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI). Cette Cité, qui doit ouvrir ses portes en cette année 2007, a été voulue, comme un nouveau lieu de l’histoire de France, au lendemain des élections présidentielles de 2002, à l’occasion desquelles les Français avaient signifié leur refus de la tentation xénophobe. Ce lieu entend changer le regard de nos contemporains sur leur société en rappelant comment, depuis deux siècles, les étrangers, venus par vagues successives, ont contribué à développer, transformer et à enrichir la France. Rendre compte de la diversité des histoires et des mémoires individuelles et collectives, en faire l’histoire de tous, avec ses moments glorieux et ses zones d’ombre, aider ainsi au dépassement des préjugés et des stéréotypes, tels sont les enjeux qui nous ont mobilisés autour de ce projet.

L’instauration d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », remet en cause ces objectifs. Les mots sont pour le politique des symboles et des armes. Or il n’est pas dans le rôle d’un Etat démocratique de définir l’identité. Associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n’a jamais eu de précédent dans notre République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur être même.

Ce rapprochement s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise. Là où le pari de la CNHI était celui du rassemblement tourné vers l’avenir, autour d’une histoire commune que tous étaient susceptibles de s’approprier, ce ministère menace au contraire d’installer la division et une polarisation dont l’histoire a montré les ravages. Voilà pourquoi nous démissionnons à compter de ce jour de nos fonctions officielles à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Nous tenons cependant à saluer le remarquable travail effectué depuis plus de trois ans par Jacques Toubon et toute son équipe. Nous avons pu y être associés dans un esprit de liberté intellectuelle et d’indépendance. Nous continuerons de soutenir ce projet tant que son esprit perdurera.

Marie-Claude Blanc-Chaléard, historienne (Paris1) Geneviève Dreyfus-Armand, historienne (BDIC) Nancy L. Green, historienne (EHESS) Gérard Noiriel, historien (EHESS) Patrick Simon, démographe (INED) Vincent Viet, historien (IDHE) Marie-Christine Volovitch-Tavarès, historienne Patrick Weil, historien (CNRS-Paris1)

Entretien accordé par Patrick Weil à Libération

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Action caritative

Fallait pas contredire Sarkozy


LCI "oublie" de diffuser cet extrait

Sarkozy stigmatise les musulmans, ça c'est bon pour LCI.
Mais les gens se rebellent (faut dire, les cons, ils ont oublié où ils étaient) et ça, LCI "l'oublie".

Fallait quand même pas qu'on montre que des gens ne sont pas d'accord avec Sarko !
Pas sur LCI, filiale de TF1, la chaîne de Bouygues, un des innombrables potes de Sarkozy dans les médias, dont le groupe de BTP vit principalement de la commande d'Etat et qui a donc un intérêt vital à ce qu'un camp gagne.

Heureusement ça c'est vu, et c'est corrigé "erreur technique" paraît-il. Décidemment, maintenant LCI le sait, fallait pas acheter du matériel fabriqué à Neuilly.