La colère d'un militant
Par Stéphane, vendredi 10 octobre 2008 à 21:05 :: Révolte ! :: #468
Par Bob, mercredi 8 octobre 2008 à 08:24 :: Révolte ! :: #464

Dans une étude, «L'Expansion» a additionné les salaires fixes, les bonus, stock-options, dividendes et jetons de présence. Résultat, les patrons du CAC 40 ont vu leurs rémunérations augmenter de 58% en 2007, se partageant 161 millions d'euros, contre 102 millions en 2006.
En moyenne, les grands patrons ont gagné 4 millions d'euros, dont une part provient de la levée de leurs stock-options. Ainsi, le PDG de Vallourec, Pierre Verluca, a gagné 18 millions d'euros (+2312% en un an), dont 17.22 millions proviennent de ses stock-options. Gérard Mestrallet (Suez), avec 15 millions d'euros et Xavier Huillard (Vinci) et ses 13 millions, arrivent en deuxième et troisième position. De son côté, Jean-François Cirelli (Gaz de France) passerait presque pour l'enfant pauvre du CAC 40 avec un revenu annuel de 460 000 euros.
Par Stéphane, mardi 30 septembre 2008 à 21:20 :: Révolte ! :: #459
C'est à peine croyable.
Cette palme revient sans aucun doute à Alan Fishman, éphémère patron de Washington Mutual, la plus grande banque à avoir fait faillite, rachetée vendredi par JPMorgan. Nommé 18 jours auparavant, il a reçu un bonus d'arrivée (golden hello) de 7,5 millions de dollars et peut prétendre à un golden parachute de 6,15 millions de dollars. Soit 758 333 dollars par jour !
A lire Un job en or massif.
Par Hervé, mardi 23 septembre 2008 à 14:18 :: Révolte ! :: #452
L'annonce de Jean Paul Bailly de privatiser la poste n'aura visiblement surpris que ceux qui ne subissent pas les prémices d'une gestion privée qui durent depuis des années, sans que cela ne gênent ni les usagers, ni les élus locaux et nationaux, habitués à n'avoir qu'une image idyllique de la Poste et de ses postiers !!Pour une comparaison européenne, un article de Rue89 sur les conséquences de long terme de la privatisation de la poste allemande.
Ensuite, le sujet de France 3 (12/13 côte d'azur du 23/09/08) sur les manifestations pour la sauvegarde de la poste avec, en guest star, Corinne !
Par Hervé, mercredi 3 septembre 2008 à 14:29 :: Révolte ! :: #437
- L'emploi intérimaire a augmenté deux fois plus en 2007 qu'en 2005 et 2006 (sur Rue89)
Avec 637 900 équivalents-emplois à temps plein, l’emploi temporaire a atteint un record l’an dernier, progressant de +5,8 % en 2007, soit deux fois plus que les deux années précédentes. C’est ce qu’indique une étude du ministère du travail publiée le 2 septembre. En 2007, 3,6 % des salariés étaient intérimaires et plus de 17 millions de contrats d’intérim ont été signés.
- Les petits épargnants paieront le RSA, pas les « capitalistes » (sur Rue89)
Mécaniquement, les seuls Français sollicités pour mettre en oeuvre la solidarité nationale ne seront pas les plus riches. C’est le principe du bouclier fiscal : il plafonne à 50% le total de la fiscalité qui peut peser sur les revenus d’un contribuable. Pour eux, le prélèvement supplémentaire de 1,1% prévu par le gouvernement ne s’ajoutera pas.
- Et si le patron de la Poste voulait privatiser son entreprise avant tout pour gagner plus?
(extrait du blog économique "Les cordons de la bourse" par Nicolas Cori, journaliste à Libération.)
Quel est le salaire de Jean-Paul Bailly (PdG de La poste) ? Officiellement, aucun chiffre ne circule. Seule indication, une indiscrétion de l’Express reprise par le Quid, datant de 2005, et qui faisait le point sur les salaires des dirigeants d’entreprises publiques: en 2004, Bailly aurait gagné 360 000 euros par an. Un tel chiffre semble très vraisemblable. Et on peut parier que cette somme n’a pas beaucoup variée depuis.
En revanche, la rémunération des patrons des entreprises publiques qui sont entrées en Bourse a connu une toute autre évolution. Et là, les chiffres sont publics.
Prenons Jean-François Cirelli, PDG de GDF, ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, et nommé à la tête du groupe gazier en 2004. Cette année là, le classement de l’Express le place derrière Bailly, avec 267 576 euros par an. En 2005, première forte progression: la rémunération passe à 357 257 euros (avec un petit bonus de 35 000 euros). En 2006, nouveau bond à 432 282 euros. Cette fois-ci, le bonus est monté à plus de 100 000 euros. En 2007, la progression est plus modeste. On passe à 455 324 euros. Résultat, en à peine trois ans, sa rémunération a progressé de 70%. Et ce n’est pas surement pas fini, en raison de la fusion avec Suez. On n'imagine pas que Cirelli, bien que dg du nouvel ensemble, ne soit pas traité aussi bien que le PDG Gérard Mestrallet (2,7 millions d’euros en 2007 sans compter les stock-options).
Autre exemple, celui de Pierre Gadonneix, un profil proche de celui de Bailly. Il a fait toute sa carrière dans le public (notamment en étant patron de GDF de 1996 à 2004). En 2004, il est nommé PDG d’EDF alors qu’il est proche de l’âge de la retraite (il est né en 1943). Sa rémunération est alors de 468 676 euros par an. En 2005, on passe à 549 660 euros, en 2006 à 807 155 euros, et en 2007 le million est dépassé: 1 055 731 euros. Soit, en trois ans, un doublement de son salaire, là aussi grâce à une augmentation importante du bonus (la partie variable de la rémunération).
A l’heure où Bailly fait campagne pour privatiser la Poste, on peut parier qu'il a en tête tous ces chiffres.
(lire aussi "La Poste privatisée : un avant-goût assez amer" sur Rue89).
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