Point presse du Parti Socialiste le 8 décembre

Plus localement, on peut voir grâce à deux reportages de l'excellent tuyo, qu'Estrosi, tout à sa communicativite aigüe (on est le tout à Sarko ou on l'est pas), n'est finalement qu'un rustre doublé d'un éléphant dans un magazin de porcelaine.

Inquiétudes autour des finances de la ville de Nice

Article publié le jeudi 4 décembre 2008 par Jérôme Guidi dans "Le Tuyo".

Les élus niçois avaient rendez-vous ce vendredi pour un conseil municipal entièrement dédié à un sujet d’importance, surtout en cette période de crise économique : le traditionnel « débat d’orientation budgétaire ». Christian Estrosi vient de tout annuler en catastrophe.

Ce devait être le grand jour ; celui où Christian Estrosi allait défendre son premier budget en tant que maire de Nice, et donc présenter les grandes lignes de sa politique pour l’année 2009. Un conseil municipal était convoqué de longue date avec cet ordre du jour unique : le débat d’orientation budgétaire. Mais voilà : mardi soir, un mail signé par le maire annonçait aux conseillers municipaux que cet important conseil était reporté de deux semaines. Motif avancé : « des incertitudes sur la dotation et l’évaluation des recettes fiscales ».

Pour le socialiste Yann Librati, membre de l’opposition mais président de la commission des finances, cette décision s’explique : « on nous demande de faire un débat d’orientation budgétaire sans nous donner les éléments d’appréciation nécessaires ». C’est effectivement ce qu’affirment le maire et son futur-ex-super-premier-adjoint (en charge notamment des finances). Il préfèrent attendre les résultats de l’audit sur la situation des finances et du patrimoine.

Vers une hausse des impôts ?

Mais l’annulation du conseil municipal, deux jours seulement avant la date à laquelle il était programmé, surprend beaucoup de monde. A commencer par Yann Librati, qui estime que « cette manière de convoquer pour mieux annuler le lendemain pointe une incertitude dans la stratégie financière de la ville qui est inquiétante ». Pour Patrick Allemand « le fait que la première date ai été arrêtée avant que les audits ne soient rendus publics fleure bon l’improvisation et mette en lumière les hésitations sur la préparation d’un budget qui s’annonce difficile ». Le leader de l’opposition va même jusqu’à affirmer que « ce report démontre que Christian Estrosi et son équipe ne maîtrisent pas encore toutes les données nécessaires pour construire un budget à la hauteur des ambitions annoncées par le maire semaine après semaine ».

Toujours à gauche, d’autres voix murmurent que les conclusions de l’audit seraient tombés entre la réunion des commissions organisée lundi et le mail d’annulation du conseil municipal, envoyé mardi soir. Certains membres de l’opposition sont même convaincus que la municipalité se trouve confrontée à « de grandes difficultés financières » qu’elle redoute d’annoncer. Ils prophétisent une hausse inévitable des impôts locaux… et prédisent déjà que l’équipe Estrosi fera porter le chapeau à l’ancien maire, Jacques Peyrat. En somme, les débats (publics) du conseil municipal du vendredi 19 décembre promettent d’être aussi riches qu’animés. Ouverture des portes à 8 heures pétantes, et il n’y aura pas de la place pour tout le monde…

Estrosi étrangle d'une main, aidera-t-il de l'autre ?

Estrosi Président du Conseil Général supprime les bourses d'aide aux familles ayant des enfants scolarisés, il veut que la dépense soit reportée sur les municipalités, au mépris de l'égalité territoriale, de la péréquation entre municipalités riches et pauvres.

Par ailleurs, la ville de Nice, dirigée par Estrosi Député-Maire, ne compense pas cette suppression. Les familles les plus fragiles, déjà écrasées par l'explosion immobilière, un cout de la vie en hausse et la modération salariale due à la crise, sont étranglées.

Yann Librati demande une réaction de la ville. Article de Nice Matin du 26 novembre.

Le Taser : de la poudre aux yeux bien coûteuse.

Opposition constructive et préoccupée par le sort qu'Estrosi réserve aux Niçois et aux Niçoises pour se faire bien voir de ses copains parisiens dans leur spirale de démagogie sécuritaire. Dans le Nice Matin du jour.

Plutôt que de faire les dépenses nécessaires à une véritable sérénité dans les rues niçoises, Estrosi préfère jeter l'argent par les fenêtres dans un gadget aussi coûteux que douteux qui enferment nos concitoyens dans la position de cobayes.
Son objectif est-il de voir si celui vendu en toute opacité en France tuera moins que sa version canadienne ?

Marseillaise sifflée : Laporte, "la droite bête" du gouvernement


Voici un article de Rue89 qui dénonce les propos de Bernard Laporte :

Le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, se fait aujourd'hui autant siffler que la Marseillaise avant le match France-Tunisie de mardi dernier. En cause, les remèdes qu'il propose pour que pareille manifestation ne se reproduise plus. C'était mercredi, au micro de RMC :

« Ne donnons pas le bâton pour nous faire battre. Plus de matchs contre l'Algérie, contre le Maroc, contre la Tunisie au Stade de France. (...) Il faut jouer contre ces équipes-là, (...) mais on va aller jouer chez eux ou alors jouer peut-être ces matchs-là en province. (..) On aura un public sain. »

« Qu'est-ce qu'un public sain ? Ces propos expriment une dérive raciste et xénophobe gravissime pour un ministre de la République », s'est emporté Razzy Hammadi, dans un communiqué publié jeudi. Avant que le secrétaire nationale du PS à la riposte ne « demande sa démission immédiate du gouvernement ».

Dans le même registre, Benoît Hamon était l'invité vendredi de « Parlons Net », le club de la presse Internet de France Info (dont Rue89, LeFigaro.fr et Marianne2.fr sont partenaires). A la question de savoir si Bernard Laporte représentait la droite dure du gouvernement, le député européen a répondu : « Non, c'est la droite bête ! » Et a dressé un portrait peu élogieux :

« Laporte, c'est l'un des ministres les plus honteux du gouvernement. Il s'illustre dans la caricature, l'outrance. Vraiment, c'est un nul. C'est un pauvre type. »

Mais Bernard Laporte ne regrette rien. Loin de se sentir déstabilisé par la polémique, il a réitéré, jeudi soir sur France 3, sa proposition qui permettra, selon lui, de faire cesser les sifflets au Stade de France dès l'entame de la Marseillaise :

« J'assume tout ce que j'ai dit, et qu'il est inadmissible que l'hymne national soit sifflé. Ce que j'ai vu mardi soir, c'est inadmissible. Alors je dis que l'une des mesures, (...) c'est d'aller faire ces matchs en province. Je l'ai vécu avec le rugby, j'ai entraîné pendant huit ans le haut niveau, nous avons délocalisé quelques matchs, et ça s'est toujours très très bien passé. »