Posté le Mardi 20 septembre 2011 | Publié par Magali |
Politique à Nice
Chers amis,
Alors qu’en début d’année, le Gouvernement avait une fois de plus autorisé les sociétés autoroutières à revoir leurs tarifs à la hausse, ces dernières, Escota en tête, entament ces jours ci une nouvelle négociation ! En janvier, notre Département fût encore le plus sévèrement touché avec une augmentation de 2,49% pour les véhicules légers.
Cette dérive des tarifs de péage autoroutier et son incompréhensible opacité a été dénoncée par la Cour des Comptes dans son rapport annuel de 2008. Philippe Séguin, alors Président de l’institution, avait déclaré : « Sur le réseau Escota, les tarifs de péage peuvent varier de 1 à 6 selon où l’on se trouve, c’est trop. ».
En cette période de crise où nos concitoyens subissent de plein fouet l’envolée du prix des carburants sans que leur pouvoir d’achat augmentent, Nice reste l’une des seules villes de France à être soumise à une telle taxe à l’entrée.
Les autoroutes du sud de la France sont les plus chères du pays et Escota réalise des bénéfices faramineux avec un résultat net de 180 millions d’euros en 2010. Il s’agit ni plus ni moins d’une remise en question du droit de mobilité, essentiel pour l’accès de tous au travail et aux loisirs.
Il s’agit également d’un problème environnemental car le coût du péage favorise les pics de pollution en centre ville. En effet, les automobilistes préfèrent logiquement emprunter la voie Mathis pour réaliser des économies en ces temps difficiles.
Si le Maire souhaite toujours faire de Nice une ville verte et éco responsable, il ferait bien de s’attaquer à ce problème, en supprimant une taxe qui détériore la qualité de vie de nos concitoyens. La gratuité sera donc aussi un moyen de réduire les flux automobiles vers le centre ville et ainsi, de rendre notre air plus respirable.
Christian Estrosi a les moyens d’agir pour appliquer la gratuité au péage de St Isidore : la délibération 0.5 du 29 janvier 2010 du Conseil Communautaire de Nice Côte d’Azur, lui donne mandat pour négocier la politique tarifaire de la société Escota sur le territoire de la communauté urbaine. Qu’il fasse preuve d’autorité !
Parce qu’il s’agit d’une situation inacceptable, je demande la gratuité du contournement autoroutier de Nice. Les niçoises et les niçois peuvent compter sur ma détermination pour livrer ce combat afin qu’ils n’aient plus à payer l’autoroute pour rentrer chez eux.
Yann LIBRATI
Conseiller municipal de la Ville de Nice
Président de la Commission des Finances
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